Dimanche coton-flocon

Salut,

C’est dimanche,
La pluie frappe la fenêtre quand même fort,
La radio passe des morceaux un peu niaiseux,
Je porte un kimono récupéré dans un hôtel à Rotterdam,
La maison est propre,
Le panier de fruits est bien rempli,

Il n’y a pas trop d’angoisse entre mon coeur et mon estomac,
Des idées se baladent dans mon moi,
Je n’ai pas de boîte de Pandore à l’intérieur du corps,
Mais un dedans dans lequel je peux me balader sans peur,

Il y a une grenade iranienne sur le mur, à côté d’une femme de Munich et d’un jazzman de Varsovie,
Une grande carte du monde aussi, qui fait rêver et parler,
En face du fauteuil, la baie vitrée, les toits, le clocher, les échafaudages,
Bruxelles, les feux rouges que je défie, les flaques qui m’attrapent et les jolies façades qui me font lever le menton,
Les langues, les habitudes, le ciel bas mais c’est comme ça,

J’ai décidé de zigouiller le sentiment de culpabilité,
J’aimerais nous protéger contre ceux qui pourrissent nos mondes intérieurs,
J’essaye aussi un peu de pas regretter trop,
Et de construire une base solide,
Pour pouvoir valser,
Chuter,
Et m’envoler,

Les émotions en toboggan, le doigt au coin des lèvres,
L’impression d’être au moins un petit peu vraie,
Mettre de l’ouate là où ça pique,
Imaginer du doux,

Me souvenir que pendant des années j’ai confondu,
Cotons de neige, flocons-tiges,

C’est dimanche, je suis coton-flocon.

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