Des coups de self esteem

Salut,

Un blabla en toute intimité. Il était temps, nan? C’est l’été, il fait beau, la lumière inonde. C’est plutôt cool. J’aime bien. L’herbe qui pique et les abricots qui rafraîchissent.

Ces derniers mois, ça a encore été le branle-bas de combat dans mon existence (je commence à me dire que c’est ma marque de fabrique). Je te passe les détails mais entre le retour du périple, le nouveau départ professionnel et les Up and Down émotionnels, j’ai eu des nuits quelque peu agitées.

Mais bon, comme j’ai regardé les Aristochats beaucoup trop de fois, j’ai appris à retomber sur mes pattes. Et surtout, j’ai essayé d’accepter, qu’en fait c’est pas si grave si je suis un peu en décalage parfois. Et si tantôt je flotte, tantôt je sombre et bhen, ça ne fait rien. (En vrai de vrai, il m’arrive aussi souvent d’être à la surface, ne nous méprisons pas.)

Ce que j’essaye d’expliquer, c’est que j’étais (et je suis encore parfois) tiraillée entre un besoin irrépressible de liberté, d’audace, de « hors cadre » et une envie de rangement, de structure, d’ancrage.

L’énergie vitale entre ces deux extrémités est celle qui m’anime, enfin je crois.

Alors parfois, je pète un plomb dans l’une de mes deux extrêmes. Mais j’essaye de me rassurer et de me dire que tout finira par s’arranger.

Je te raconte ça parce que quand je parle avec les gens autour de moi (peut-être toi?), je réalise que nous sommes nombreux à être divisés entre plusieurs envies, tiraillés entre plusieurs destinés. Et nous sommes encore plus nombreux à mettre sur nos frêles épaules une énorme pression, une exigence sans limite.

Une insatisfaction permanente pèse au-dessus de nos « moi ». Ce vilain Jiminy Cricket qui nous susurre à longueur de temps, que bon quand-même on pourrait être un peu plus brillants.

Il est fatigant ce Jiminy à la con. Il nous empêche parfois de faire des trucs, d’oser, de baisser les armes.

Il nous fait douter, nous oblige à porter une armure pour affronter le monde et prouver à autrui que « oui, on a de la valeur » même si au dedans parfois,on se sent comme un caramel-beurre-salé-qui-aurait-fondu-au-soleil.

Alors voilà, j’ai décidé d’assumer que parfois je suis un chevalier prêt à gagner toutes les batailles et que parfois, je suis une petite souris qui reste bien chill dans son petit trou à grignoter un bout de fromage gentiment. Et c’est bien okay, en fait. Puis, entre les deux, je test, j’explore, je fais mes petites affaires.

Parfois c’est naze, parfois c’est bien.

Et quand c’est bien, j’essaye de me le dire à moi-même « Yo meuf, suis fière de toi ».

Alors, toi aussi, tu peux être fière de toi. De réussir à sortir de ton terrier jour après jour, d’évoluer, de t’épanouir, de grandir. C’est pas si simple, en vrai. Alors Bravo, une bonne grosse tape dans le dos!

Voilà, je voulais juste te dire ça.

KussKuss.