Exister au maximum du possible

Coucou Internet,

Tu vas bien? Un peu de soleil, un peu de vent. Tu trouves ton équilibre là-dedans ? Tu es prêt.e pour un blabla un peu égo en mode mes-émotions-ma-vie? J’ai le coeur et les neurones en ébullition, j’imagine que si tu lis ces quelques lignes, c’est que toi aussi t’as le sensible dans la peau, alors je me dis que peut-être que ça raisonnera un peu en toi ces mots-là… On y va?

Depuis quelques mois, je sens grandir en moi le besoin de créer, de jouer, de vivre mes émotions plus intensément. De quitter l’intellect pour explorer le corps. J’aime écrire, j’adore raconter et je surkiffe sentir mes poils se hérisser. Je veux revenir à mes amours de toujours : la scène, l’art de la parole, l’incarnation de personnages.

Comme si, pendant des années, j’avais fermé la porte à une partie de ma personnalité et que là BIMBAMBOUM ce super-moi créatif qui me fait un peur parfois, refaisait surface et essayait de trouver sa place. Une place que j’ai encore de la peine à lui laisser, par crainte sans doute, manque de confiance aussi. Et pourtant, au fond de mes tripes, je sens que c’est cette voie de création qui me rend heureuse, qui me donne un intérieur qui brille, qui transforme un petit soleil en maxi rayonnement.

Mais lui laisser de la place, c’est foncer dans l’inconnu et ce n’est pas trop évident, mais je crois que pas à pas, j’avance. PimPamPoum, lentement-pas-vite.

C’est un peu marrant parce que ces derniers mois, plusieurs personnes (surtout des nouvelles rencontres) m’ont dit que j’étais hyper sensible. Comme ça pouf d’emblée après quelques heures seulement… Et si je trouve ça marrant, c’est parce qu’avant, personne ne m’avait jamais dit ça. Comme si, ces derniers temps, je commençais à assumer mon vrai moi. Quitte à être un peu en décalage parfois. Je crois qu’il me faut un peu de temps pour comprendre mes émotions et être au monde, mais sentir que je peux connecter avec d’autres personnes qui ont le coeur ouvert, ça me remplit de joie.

Cependant, j’ai envie d’aller beaucoup plus loin dans ma quête des sentiments. A travers ma pratique artistique, je veux tenter des trucs que je me refuse depuis trop longtemps, de peur d’aimer trop, d’être trop triste, de vivre le merveilleux mais aussi l’horreur. Cet été, je fais des expériences et je découvre qu’avec un certain cadre artistique, je peux dépasser ces limites que je m’impose et je peux vivre des choses extra-ordinaires sans que ça n’affecte mon moi profond ou mes proches. Au contraire, je crois que vivre les émotions +1000, -1000 de manière structurée me permet de mieux appréhender la réalité et mes sentiments envers autrui dans la vraie vie. J’espère pouvoir continuer à explorer et incorporer ces découvertes dans un travail plus intellectuel et présenter un jour quelque chose de concret. Tu sais, j’ai ce projet de journalisme vivant… On verra!

Et en vrai, juste me dire que j’ai le droit d’entamer cette période de recherche artistique, ça me soulage énormément. Même si je suis constamment rongée par la culpabilité de rentabilité, je lutte, je lutte et petit à petit, je suis mon chemin.

Voilà, je t’ai raconté tout ça parce que j’avais envie de partager ma petite révolution intérieure. Et peut-être que tu n’as rien compris parce que c’était très abstrait. Mais si jamais ta curiosité est piquée, je t’invite à suivre le travail du studio Chekhov et de la chorégraphe Simona Soledad qui collabore avec l’ASBL FemmesProd. Leurs approches respectives sont extrêmement libératrices et créatrices d’émancipation et d’émotions. Tu peux participer à leurs ateliers un jour…

Pour l’heure, moi, je vais continuer à me secouer pour résister au droit chemin et suivre ma route un peu escarpée mais prometteuse de perspectives différentes, puis je vais continuer à me former et explorer les arts de la scène.

Voilà, j’espère que tes nuits d’été sont belles et que tu manges de bonnes tomates bien juteuses.

A bientôt,