Redessiner sa langue

Un alphabet pour les Peuls

De la Guinée à la Silicon Valley se répand un nouvel alphabet : l’ADLaM. Inventé par deux ados fin des années 80, ce système, adulé par certains et décrié par d’autres, permet de retranscrire la langue des Peuls, de tradition orale. À Bruxelles, où la communauté guinéenne est grandissante, Abdoulaye Diallo s’est fixé un objectif : propager ces écritures pour préserver sa culture.

53, rue du Champ de l’Église, Laeken, mosquée Ibadou Rahman, Centre culturel guinéen. Derrière la porte d’entrée discrète, des salles de classe, de prière, d’ablutions. Ce samedi, avant le cours d’arabe et l’école coranique, des enfants apprennent l’ADLaM, une récente écriture dédiée au pulaar, leur langue maternelle. Autour des jeunes, quelques fervents défenseurs de ce système graphique dont l’acronyme en version longue signifie « alphabet qui empêchera un peuple de disparaître ». Parmi eux, Abdoulaye Diallo, installé en Belgique depuis 2021.

L’article complet à lire dans le numéro 32 de Médor ou en ligne.