L’annonce de l’accord d’été a fait grand bruit. La réforme des retraites entrainera des conséquences pour toutes et tous. Mais quelle réalité pour le secteur du soin, majoritairement porté par des femmes ? Quelles perspectives pour ces métiers dont la pénibilité n’est pas reconnue ? Comment tenir jusque 67 ans et plus lorsque le corps lâche ? Quant au poids de la charge domestique, va-t-il se transformer en malus ? Décryptage.
Fabienne est puéricultrice. Marie*, médecin dans un hôpital. Natacha, aide familiale. Françoise, ancienne infirmière de nuit. Toutes aiment ou ont aimé leur travail et y trouvent du sens, mais aucune ne peut imaginer qu’il puisse être exercé jusqu’à 67 ans. Face au principe de malus en cas de départ anticipé, les dents grincent.