La campagne anti-Évras de 2023 et son flot de fake news ont laissé des traces. Deux ans après, dans les écoles, on se retrousse encore les manches pour apaiser les peurs.
Depuis 2023, un étrange phénomène frappe certaines écoles primaires. Celui des chaises vides, pile le jour des animations Évras (Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle) en classe. Chloé Collette, coordinatrice du planning Infor Femmes de Liège et animatrice Évras, observe ce syndrome régulièrement. « Pour que ça ne se reproduise pas, on préconise aux écoles d’expliquer que l’Évras fait partie du programme scolaire, mais sans donner de dates précises. » Parce que selon elle, ces chaises vides ont des effets délétères : « Les jeunes absents aux animations peuvent ensuite entendre une version dénaturée ou seulement les éléments les plus “choquants” dans la cour de récré. »