Combattre le sexisme en rebaptisant les rues de Bruxelles

Au départ, un constat affligeant : seulement 6% des rues bruxelloises portent un nom de femmes. Pour changer la donne, le projet féministe et technologique EqualStreetNames.Brussels permet repenser l’identité nominale de la capitale.

L’espace public est hautement politique. Les noms des rues, des avenues, des places sont loin d’être anodins. Ils ont été choisis pour rentrer dans l’Histoire de la cité. Ces personnages sur les panneaux font partie de nos vies, ils marquent nos existences, notre mémoire collective. Il y a cependant un problème, sur les 19 communes de la Région Bruxelloise, une immense majorité des noms attribués aux espaces publics sont ceux d’hommes non-racisés. Seulement 6% des rues bruxelloises portent un nom de femmes et une seule rue est attribuée à un homme transgenre. Comment se sentir citoyen.ne d’une ville qui invisibilise la majeure partie de sa population ? Cette inégalité flagrante mais banalisée n’est pas une fatalité. Open Knowledge Belgium, une association active dans la promotion des données et de la connaissance ouverte et la collective féministe Noms Peut-Être qui vise à dénoncer l’invisibilité des femmes dans l’espace public se sont associés autour du projet EqualStreetNames.Brussels. L’objectif ? Créer un changement positif pour notre société.

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Auteur : Jehanne

D’abord pour expliquer les origines de mon prénom, puis pour endormir mon petit frère, plus tard pour séduire les garçons et enfin pour informer les lecteurs, j'ai toujours raconté des histoires. Curieuse de nature, je suis passionnée par l’art, les voyages et les anecdotes oubliées. Après mes études de communication à l’Ihecs, j'ai posé mes valises à Montréal et à Beyrouth. De retour à Bruxelles(mais souvent en vadrouille), j'écris aujourd’hui pour différents médias belges, français, libanais ou québécois!